Eric Chouinard

La vision c'est où on se voit dans le futur et la mission, c'est comment on fait pour s'y rendre.

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oct 24

L’anémie entrepreneuriale au Québec

 

L’anémie entrepreneuriale au Québec

BLOGUE. Au début du XXe siècle, des économistes ont validé un lien entre l’entrepreneuriat et la croissance économique. C’est un cycle qui s’autoréalise : Plus il y a d’entrepreneurs, plus l’économie croît et plus l’économie croît, plus il y a d’entrepreneurs! Concrètement, cela se traduit généralement par une hausse de la prospérité individuelle et collective.

Pourtant, l’index entrepreneurial du Québec, mesuré par les taux de création d’entreprise et d’intention d’en créer, nous place plutôt au bas de l’échelle. La Fondation de l’entrepreneurship suggère qu’il y a 40 % moins d’entrepreneurs au Québec que dans le reste du Canada. 40 % ?!?!

Si la tendance se maintient…

D’ici 2020, le Québec aura un déficit entrepreneurial : il manquera 38 000 gens d’affaires prêts à prendre la relève d’entreprises existantes. Le nombre de départs à la retraite des propriétaires d’entreprises et de commerces sera plus important que le nombre d’entrepreneurs prêts à acquérir ces entreprises et capables de le faire. Tous y passent : tant l’agence de recherche de cadres que le nettoyeur et le cordonnier du quartier. Pourtant, la population augmente, alors pourquoi avons-nous si peu de gens prêts à se lancer en affaires?

Le complexe du « p’tit pain »?

D’après la Fondation de l’entrepreneurship, il existe un fossé entre ce que pense le Québécois individuel (« je ») et ce qu’il croit que son entourage pense (« nous »). La culture personnelle semble entrepreneuriale, mais l’opinion du « nous » en tant que collectivité, elle, ne l’est pas. Cette dévalorisation du « nous entrepreneurial » est préoccupante; elle contribue au fait que les valeurs entrepreneuriales – la réussite, l’accomplissement, l’ascension (sociale, financière, politique) – demeurent tabous et faciles à dénigrer. « Monsieur se paie la traite, pas de problèmes d’argent, lui! » ou encore « Il doit y avoir quelque chose de croche dans tout ça. De toute façon, sa voiture est ‘plaquée F’… »

Le succès est-il mal vu au Québec? On se moque des gens qui veulent se démarquer par leur ambition, qui veulent vivre leur rêve ou, dans certains cas, explorer leur génie? Mais voyons donc!?! On se rappelle tous notre passage à l’école secondaire, n’est-ce pas?

Ce culte de la médiocrité me préoccupe. Pour notre avenir économique, oui, mais aussi pour mes enfants. Je ne veux pas qu’ils aient un jour peur du succès ou de l’échec, qu’ils appréhendent de donner le meilleur d’eux-mêmes faute d’être tournés en risée, qu’ils se taisent pour se conformer au standard le plus bas…

Et vous, M. Chouinard?

Moi aussi, je minimise parfois mes réalisations; je ne veux pas avoir l’air d’un « péteux de broue ». On m’a déjà dit que je souffrais du syndrome de l’imposteur, forme de doute maladif qui consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement personnel. Peut-être bien, mais j’ai bien peur que ce soit la société québécoise au complet qui souffre de ce syndrome… Si « Québec sait faire », soyons-en fiers!

Entreprendre, c’est le chemin de l’accomplissement de soi. Au-delà de l’audace de se lancer en affaires, on peut « entreprendre » de fonder une famille, de retourner aux études, de planifier un long voyage, de donner du temps à une cause qui nous tient à cœur – autant de gestes qui contribuent à notre épanouissement personnel ainsi qu’à l’essor et au rayonnement de notre société tout en nous permettant de grandir.

Des outils pour aider l’entrepreneur

Il faut évidemment encourager les initiatives entrepreneuriales, que ce soit par des subventions, des incitations fiscales ou des programmes de mentorat. Si une amie se lance en affaires, faites taire vos doutes et encouragez-la! Le RJCCQ a même proposé un moyen d’utiliser les fonds accumulés dans un REER pour acquérir une entreprise, un peu à l’instar du RAP, utilisé par de nombreux acheteurs comme mise de fonds pour l’achat d’une première maison. Emmenez-en, des idées!

Ce n’est pas demain la veille que l’on va guérir de notre problème d’estime de soi collectif. En attendant, je vous incite à voir grand, à cultiver vos rêves, à encourager l’esprit entrepreneurial et à appuyer les entreprises d’ici. Pour en savoir plus sur l’entrepreneurship au Québec, allez faire un tour sur les sites de l’École d’entrepreneurship de Beauce (www.eebeauce.com/) ou sur le site de la Fondation de l’entrepreneurship (www.entrepreneurship.qc.ca).

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sept 10

La théorie des 10 000 heures

 

Je viens de terminer « Outliers : the Story of Success » de Malcolm Gladwell. Dans son livre, M. Gladwell dresse le portrait de gens exceptionnellement talentueux et/ou qui ont un succès incomparable. On parle ici des Bill Gates, Einstein, Beatles et Oppenheimer de ce monde. Bref, des êtres d’exception, des Outliers. On y traite même des joueurs canadiens de hockey d’élite!

Malcolm Gladwell se penche sur la recherche d’Anders Ericsson, père de la théorie des 10 000 heures. Selon Ericsson, atteindre un niveau d’excellence requiert du temps. Beaucoup de temps. On apprend dans Outliers que Bill Gates rencontre ce critère puisqu’il a eu accès à un ordinateur à l’âge de 13 ans, passant tout son temps libre à programmer et que les Beatles, quant à eux, ont donné plus de 1 200 représentations en moins de 3 ans à Berlin.

Ainsi, pour moi, ces 10 000 heures de pratique sont en réalité un baromètre de travail acharné et de dévouement. En effet, il ne suffit pas de faire la même chose pendant 10 000 heures, soit 10 ans à 20 heures par semaine ou 5 ans à temps plein… Il faut aussi augmenter le niveau de difficulté lorsque l’on fait du progrès afin de devenir encore meilleur. Et quand les choses sont plus difficiles, il y a plus de chances que l’on tombe.

Terminer ces 10 000 heures, c’est donc apprendre à tomber, à se relever, à capitaliser sur les leçons tirées de ses erreurs et de recommencer coûte que coûte. Les 10 000 heures de pratique aident évidemment à la maîtrise d’une discipline donnée mais, par-dessus tout, c’est la détermination farouche de ceux et celles qui entreprennent un programme intensif qui fera en sorte qu’ils se distingueront du commun des mortels.

Mon fils veut devenir hockeyeur professionnel et il espère avoir accès à un programme sports-étude. Il aurait donc l’occasion dans les prochaines années de mettre beaucoup d’heures vers son but. Qu’il devienne le prochain Gretzky m’importe peu, ce qui m’importe est qu’il apprenne à tomber et à se relever, à gagner et à perdre, à jouer et à être sur le banc… Bref, qu’il apprenne à donner le meilleur de lui-même, que ce soit sur la glace, dans le vestiaire ou sur le banc des pénalités!

Ce sont ces leçons de détermination, de ténacité, d’humilité et de persévérance qui lui serviront dans la vie, peu importe sa carrière. Ce sont des leçons que j’ai apprises dans mes 15 ans d’entreprenariat et dont je continue à tirer profit à travers les défis professionnels qui se présentent et qui se présenteront toujours! Après tout, ce sont nos passions qui font ressortir le meilleur de nous-mêmes, sur la glace, sur la guitare ou en affaires!

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août 16

Je vous lance un défi «offline»

 

Je suis un gars branché. Normal, puisque je suis dans l’industrie du Web. J’ai un compte Twitter, une page Facebook, un blogue personnel, un blogue corporatif, un compte Skype et Google+, plusieurs adresses courriel et… j’en oublie sûrement. Mon iPhone fait partie intégrante de ma personne, un prolongement de ma main droite. J’ai un agenda électronique pour le boulot, un pour ma vie personnelle, et un autre, géré par mon épouse, pour notre vie familiale. D’ailleurs, j’envoie des courriels et des textos à ma femme régulièrement.

J’ai eu une tendinite au poignet à force de texter et de répondre à des courriels sur un petit écran de téléphone intelligent. J’ai eu des fourmis et des engourdissements aux jambes à cause des vibrations de mon téléphone. C’est le prix à payer pour être un gars branché.

Peut-être qu’en fait, je suis un peu trop branché… Pendant mes vacances, j’ai décidé de faire quelque chose de radical : déconnecter complètement. Deux semaines sans courriels, sans appels sur le cellulaire, sans aucun « live feed ». Deux semaines à consulter ma douce pour nos projets de vacances plutôt que mon iCal. Il a fallu que je mette au point des stratégies : un transfert d’appels du portable au bureau, une réponse automatique aux courriels entrants informant les gens de ma date de retour.

Résultat : j’ai reconnecté avec moi-même, avec ma famille, même avec Mère Nature! J’en ai profité pour lire The Nature Principle: Human Restoration and the End of Nature-Deficit Disorder de Richard Louv. Ce livre traite de l’importance de l’équilibre nature/technologie. Selon l’auteur, notre société a une foi tellement démesurée dans la technologie que nous avons oublié comment les capacités humaines sont améliorées grâce à la puissance de la nature. C’est une lecture que je vous recommande.

Je vous lance donc un « Défi Offline »! Que ce soit pendant vos vacances (si vous ne les avez pas encore prises), pendant vos déplacements, après 21 h ou encore le dimanche : déconnectez! Trouvez-vous une plage horaire quelconque où vous ne serez pas sollicité, où vous vous donnerez la permission de décrocher sans culpabilité. Cédulez cette plage s’il le faut! Vous n’en serez que mieux reposé et plus ressourcé et serez d’autant plus d’attaque après cette épuration électronique. Je vous invite à me faire part de vos buts (1 heure par jour, 1 journée par semaine, des vacances sans gadgets?), de vos stratégies et de vos résultats. Allez, déconnectez!

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juin 19

Blogueur au site web lesaffaires.com

 

Je suis flatté d’avoir été invité à bloguer par le journal Les Affaires. Une dizaine de blogueurs invités, tous des joueurs importants, y discutent des sujets d’actualité et des réalités économiques qui ont un impact sur nos entreprises ainsi que sur nos vies personnelles, familiales et professionnelles. Mon premier « post » traite de mon cheminement vers l’entrepreneuriat. Comme ma raison d’être (motus operandi) dans cette vie est de vivre intensément tout en tentant d’inspirer les gens de mon entourage par le biais de mes expériences et de mon vécu, je vous invite à me lire et à poursuivre la discussion. D’autres « posts » suivront sous peu!

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nov 14

Un an déjà pour la technologie Smart Layer et 15 ans pour iWeb!

 

Il y a deux semaines, chez iWeb, nous avons célébré le premier anniversaire du lancement de la technologie Smart Layer. Nous avons aussi profité de l’événement pour fêter les 15 ans de iWeb. Eh oui, déjà 15 ans, c’est fou comme ça passe vite! Voici en photos les moments captés lors de cet l’événement. Bravo

EC

ECML



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