La théorie des 10 000 heures

Je viens de terminer « Outliers : the Story of Success » de Malcolm Gladwell. Dans son livre, M. Gladwell dresse le portrait de gens exceptionnellement talentueux et/ou qui ont un succès incomparable. On parle ici des Bill Gates, Einstein, Beatles et Oppenheimer de ce monde. Bref, des êtres d’exception, des Outliers. On y traite même des joueurs canadiens de hockey d’élite!

Malcolm Gladwell se penche sur la recherche d’Anders Ericsson, père de la théorie des 10 000 heures. Selon Ericsson, atteindre un niveau d’excellence requiert du temps. Beaucoup de temps. On apprend dans Outliers que Bill Gates rencontre ce critère puisqu’il a eu accès à un ordinateur à l’âge de 13 ans, passant tout son temps libre à programmer et que les Beatles, quant à eux, ont donné plus de 1 200 représentations en moins de 3 ans à Berlin.

Ainsi, pour moi, ces 10 000 heures de pratique sont en réalité un baromètre de travail acharné et de dévouement. En effet, il ne suffit pas de faire la même chose pendant 10 000 heures, soit 10 ans à 20 heures par semaine ou 5 ans à temps plein… Il faut aussi augmenter le niveau de difficulté lorsque l’on fait du progrès afin de devenir encore meilleur. Et quand les choses sont plus difficiles, il y a plus de chances que l’on tombe.

Terminer ces 10 000 heures, c’est donc apprendre à tomber, à se relever, à capitaliser sur les leçons tirées de ses erreurs et de recommencer coûte que coûte. Les 10 000 heures de pratique aident évidemment à la maîtrise d’une discipline donnée mais, par-dessus tout, c’est la détermination farouche de ceux et celles qui entreprennent un programme intensif qui fera en sorte qu’ils se distingueront du commun des mortels.

Mon fils veut devenir hockeyeur professionnel et il espère avoir accès à un programme sports-étude. Il aurait donc l’occasion dans les prochaines années de mettre beaucoup d’heures vers son but. Qu’il devienne le prochain Gretzky m’importe peu, ce qui m’importe est qu’il apprenne à tomber et à se relever, à gagner et à perdre, à jouer et à être sur le banc… Bref, qu’il apprenne à donner le meilleur de lui-même, que ce soit sur la glace, dans le vestiaire ou sur le banc des pénalités!

Ce sont ces leçons de détermination, de ténacité, d’humilité et de persévérance qui lui serviront dans la vie, peu importe sa carrière. Ce sont des leçons que j’ai apprises dans mes 15 ans d’entreprenariat et dont je continue à tirer profit à travers les défis professionnels qui se présentent et qui se présenteront toujours! Après tout, ce sont nos passions qui font ressortir le meilleur de nous-mêmes, sur la glace, sur la guitare ou en affaires!

Tweet about this on Twitter0Share on Facebook0Share on Google+0Share on LinkedIn0Email this to someone
  1. Salut Éric,

    Premièrement, merci pour ce billet rempli d’authenticité et de comparaisons tangibles avec des situations d’entrepreneurs ainsi qu’avec des exemples en dehors du monde des affaires.

    J’adore ton passage dans lequel tu cites l’importance d’apprendre de nos erreurs, se relever, recommencer, et tirer profit de son expérience. Je crois qu’un point excessivement important est d’avoir le courage de se mouiller, de se jeter à l’eau, ou de, comme dirait M. Seth Godin, de « poker la boîte » (Poke The Box).

    Sans cette audace, on n’avance pas. On stagne. Bref, 100% le contraire de tout ce que tu viens d’exprimer à travers cet article.

    Merci du partage!

Leave A Comment?

You must be logged in to post a comment.